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Le chien qu'elle n'a pas réellement choisi

Je dis depuis longtemps que je ne crois pas que l'on choisit son chien. Je crois que la vie met sur notre chemin le chien que nous avons besoin d'avoir, afin de grandir, d'apprendre, de faire un bout de chemin!


Je crois également qu'il existe des chiens différents, avec des besoins spécifiques, qui nécessitent une attention particulière, un précieux accompagnement et un travail rigoureux, qui est parfois épuisant. Je crois et dis à qui veut bien l'entendre que je suis convaincue que ces chiens nous permettent de mieux nous connaître en tant qu'individu, et aussi d'évoluer.


Que ces chiens nous apprennent à adapter nos attentes et à lâcher prise. Puis, que grâce à ces apprentissages, souvent, la magie opère.


Que lorsque notre vision se modifie, pour laisser place à l'acceptation, c'est alors que le travail porte fruit.


Il y a un bon moment déjà, une personne a partagé ce texte au sujet de son chien, ce chien qu'elle a choisi, mais qu'elle n'a pas réellement choisi comme elle le dit si bien. Et son texte m'a profondément touché et fasciné ; nous partageons une vision tellement similaire face à l'arrivée d'un chien dans une vie, et au chemin personnel que l'on peut parcourir. C'est fascinant de lire quelqu'un qui voit certaines choses exactement du même oeil que soi. Alors, pour le bien que cela m'a apporté, je me suis dit qu'il serait bien de partager son texte. Et qu'une troisième, une quatrième, une dixième peut-être ou même une centième! personne se reconnaisse, elle aussi. Et se sente comprise. Et ne se sente pas seule dans ce parcours rempli de difficultés ET d'amour avec son chien. Alors, voici ce que Maude a écrit concernant son Oji.


Merci Maude d'avoir accepté que ton texte se retrouve ici 🖤


CE CHIEN QUE J'AI CHOISI

Contrairement à ce que dit mon titre, je ne l’ai pas réellement choisi. En fait, je dois plutôt dire que je n’ai pas choisi, à ce moment de ma vie, de l’adopter. Disons que la vie me l’a un peu imposé. D’un autre côté, je peux dire que je l’ai choisi, parce que pour la première fois, j’ai sélectionné un chiot d’une portée en excluant tout critère objectif et en me fiant uniquement à mon cœur. Moi qui est pourtant si rationnelle …    Oui, Oji, c’était un coup de cœur. Je ne pourrais pas expliquer ce qui m’a menée vers lui, dès le départ. C’est ce genre de chimie, de fusion, à laquelle on n’arrive pas à rattacher la moindre logique ou tangibilité. Je l’ai accueilli chez moi à bras ouverts, prête à recommencer à neuf, malgré la douleur et la peine qui m’habitait encore. Le deuil de mes deux grands amours étant encore si frais. Je pense que je me suis forcée, en quelque sorte à être prête, parce que je savais que j’en avais besoin. Je l’avoue, Oji est entré dans ma vie avec une mission bien particulière, beaucoup trop difficile pour un si petit être : celle de me servir de bouée de sauvetage. 

J’ai été confrontée avec Oji à tout ce dont je ne m’étais jamais imaginé d’un chien (du moins d’un chien qui vit chez moi, dans un environnement qui comble tous ses besoins et qui lui permet d’être équilibré). Des jappements sur des inconnus à ceux dont j’ai toujours eu horreur dans une maison, de la peur des enfants aux grognements gratuits et que je considérais alors inexpliqués à l'agressivité envers les autres mâles, que je n’arrivais tout simplement pas à gérer, ou des escapades complètement incontrôlées dans les bois, Oji m’en a fait voir de toutes les couleurs.    Moi qui avais toujours eu des chiens hyper-sociables, sans aucune once de malice, posés, obéissants et SILENCIEUX, j’étais tombée sur tout un numéro!  

J’ai été découragée, pendant un temps. Je me suis questionnée sur ma motivation, ma volonté et le plaisir que m’a toujours procurée la compagnie d’un chien et la complicité qui nous unit. Jusqu’où pourrais-je me rendre dans la difficulté, le travail continuel sur un animal et est-ce que les désavantages l’emportaient sur les avantages? 

Puis, petit à petit, et à mesure que j’avançais dans mon deuil de Stanley et Wilson, Oji semblait s’assagir et le travail acharné portait fruit. Il est passé d’un chien que je considérais imprévisible et instable, que je devais surveiller sans cesse, à un chien m'apparaissant plus posé, réfléchi et en qui j'en suis venue à accordé une confiance inébranlable. Le travail sur le rappel a eu raison sur l’instinct de chasse très fort de mon chien qui m’effrayait tant. Ses comportements envers les enfants se sont transformés, pour laisser place à un calme et une assurance étonnants.    

Qui aurait cru qu’aujourd’hui, à peine un an plus tard, j’affirmerais avec conviction qu’Oji est le meilleur chien que j’ai jamais eu, qu’il m’a changée, transformée et que je lui dois mon bonheur quotidien, ainsi qu’une bonne partie de tout ce qui me rend fière aujourd’hui. Il est mon champion à moi, le meilleur grand frère et mentor en harnais pour ma Colbie. Il est aussi le fier et vaillant protecteur de beaucoup de ses amis chiens, dont Benson, à qui il ne pourra jamais rien arriver en présence d’Oji . 

Merci à tous ceux qui ont cru en moi et qui m'ont apporté conseils et soutien. Ce n’est que le début d’aventures inoubliables!



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